Stratégies pour vaincre l’hypocondrie et retrouver une vie normale

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Beaucoup de personnes souffrant d’hypocondrie ont le même vécu :
une sensation corporelle apparaît; douleur, gêne, palpitations et immédiatement une inquiétude s’installe.
« Et si c’était grave ? »

À partir de là, tout s’enclenche :

  • surveillance du corps,
  • recherches sur Internet,
  • consultations médicales répétées,
  • demandes de confirmation à l’entourage.

Sur le moment, cela rassure.
Mais le soulagement ne dure jamais.

Le problème n’est pas le symptôme

Dans l’approche systémique stratégique (école de Palo Alto), l’hypocondrie n’est pas considérée comme une maladie grave cachée, ni comme un problème de fragilité psychologique.

Le cœur du problème est ailleurs :
ce sont les tentatives de contrôle et de réassurance qui entretiennent la peur.

Plus une personne surveille son corps, plus elle remarque de sensations.
Plus elle cherche à se rassurer, plus elle apprend à son cerveau qu’il y a un danger potentiel à surveiller.

Ce mécanisme est automatique. Il ne dépend ni de l’intelligence, ni de la volonté.

Pourquoi la réassurance aggrave le problème

Chaque vérification, chaque examen normal, chaque « tout va bien » apaise brièvement…
puis renforce la nécessité de vérifier à nouveau.

Avec le temps :

  • l’attention se focalise en permanence sur le corps,
  • les sensations deviennent envahissantes,
  • la vie se rétrécit autour de la peur.

La personne cherche une certitude absolue sur sa santé.
Or cette certitude n’existe pas.

C’est précisément cette quête impossible qui alimente l’angoisse.

Changer de stratégie plutôt que lutter contre la peur

Dans ce travail thérapeutique, on ne cherche pas à convaincre que « tout va bien », ni à analyser longuement le passé.

On intervient là où le problème se maintient :

  • en réduisant progressivement les comportements de contrôle,
  • en limitant les demandes de réassurance,
  • en modifiant la relation à l’incertitude corporelle.

Ce changement se fait de manière encadrée et progressive, jamais brutale.

Lorsque la lutte contre la peur diminue, la peur elle-même perd de sa force.

L’objectif du travail thérapeutique

Le but n’est pas de supprimer toute inquiétude liée au corps.
Ce serait irréaliste.

L’objectif est plus concret :
retrouver une vie normale sans que la peur décide à la place de la personne.

Quand l’attention n’est plus constamment braquée sur les sensations,
quand la personne agit malgré le doute,
l’hypocondrie cesse progressivement d’organiser la vie.

À retenir

  • L’hypocondrie n’est pas un signe de faiblesse
  • Ce n’est pas un problème médical non détecté
  • Ce n’est pas un manque de logique

C’est un système de contrôle qui se retourne contre la personne.

Et comme tout système, il peut être modifié.

Si vous vous retrouver dans cette descriptions, vous pouvez prendre rendez vous avec moi ou un autre professionnel de santé mentale pour retrouver un apaisement sur votre vie.

Mouchel Edouard psychothérapeute

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